Au subject de l'ACA

 

1. Qu'est ce que l'ACA?

ACA

« L'analyse comportementale appliquée représente la science où les procédures dérivées des principes de comportement sont systématiquement appliquées, en vue d'améliorer le comportement d'importance sociale pour l'amener à un point significatif, et de démontrer expérimentalement que les procédures employées étaient responsables de l'amélioration du comportement ». (Cooper, Heron & Heward, 1987, p. 14).



2 Plus au sujet de l'ACA

Le processus d'intervention de l'ACA est guidé par le schéma d'apprentissage de l'élève et son niveau actuel de fonctionnement. Les aptitudes sont ciblées puis enseignées. Pendant que l'enfant progresse à travers chaque programme, une assistance (incitations) est présentée et systématiquement réduite (diminuée), jusqu'à ce que l'enfant démontre son indépendance. À mesure que les aptitudes simples sont acquises (maîtrisées), on apprend alors à l'enfant à les combiner en comportements plus complexes, et à se servir de ces aptitudes dans une diversité de contextes (généralisation).

La progression de l'enfant dans le programme est régulièrement documentée. L'enregistrement de données offre des registres continus de la progression de l'enfant et permet d’améliorer les procédés d'enseignement. Le but principal de l'ACA consiste à donner aux enfants atteints d'autisme les atouts préalables qu'il lui faut pour apprendre naturellement à partir de l'environnement grâce à des explications, au mimétisme et à d'autres indices adéquats présents dans la situation.

Au cœur de l'ACA se trouve le principe selon lequel presque tous les comportements humains récurrents sont maintenus par les événements suivant immédiatement ce comportement. Les aptitudes sont décomposées en petites étapes. On enseigne chaque étape à l'aide d'un ensemble répétition - récompense. Cela peut se formuler ainsi :

Antécédent (ce qui se passe avant) + Comportement = Conséquence (ce qui se passe après) ou simplement A + C1 = C2

Par exemple :
A = vous devez cuisiner le repas du soir
C1 = vous essayez une nouvelle recette
C2 = votre famille est impressionnée et vous dit que le plat est excellent

Vous êtes plus susceptible de cuisiner cette recette encore une fois à cause des louanges, que si on vous avait dit que le plat n'avait pas bon goût.

Pour enseigner une aptitude, le transfert de ce principe à l'ACA peut ressembler à ceci :

A = Le travailleur demande « Quel est le cri de la vache » ?
C1 = L'enfant répond « Meuh ! »
C2 = Le travailleur félicite l'enfant et peut lui donner une récompense, comme un petit bonbon (renforçateur).

Ces récompenses, ou renforçateurs, sont rapidement retirées (diminuées). On ne laisse que les louanges verbales formulées de la même façon que vous félicitez un enfant au développement normal. L'idée est que le fait d'associer au tout début les récompenses verbales aux autres récompenses comme les friandises, les babioles et les « Tape 5 ! » rendent les louanges verbales motivantes pour l'enfant.

Généralement, l'ACA pour les enfants atteints de TSA consiste en une grande quantité de structures, avec de fortes concentrations de récompenses, en ayant recours à des techniques d'enseignement particulières. Les données sont recueillies afin que vous sachiez à quel moment une aptitude est apprise ou maîtrisée. Le travail le plus important du parent en ACA est d'apprendre à généraliser ces aptitudes apprises pour les incorporer dans la vie quotidienne de votre enfant. 

Quelle est la définition du comportement ?

Le comportement, c'est... 
  • toute action (désirable et indésirable) qui peut être vue ou entendue, 
  • observable, 
  • mesurable.
Le comportement, ce n'est pas... 
  • votre interprétation de la situation,
  • votre explication du comportement,
  • vos sentiments sur le comportement.

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3. Comprendre comment votre enfant apprend

Les personnes atteintes de TSA apprennent d'habitude les choses dans un ordre particulier. Un enfant à développement normal pourrait anticiper les événements et être capable de sauter des étapes. C'est pourquoi il est impératif de traiter toutes les aptitudes manquantes éventuellement dans un programme ACA. 

Certains parents et professionnels s'inquiètent que l'ACA résulte en un comportement robotisé. Cette appréhension s'explique parce qu'au cours de l'enseignement concret de l'aptitude concernée, la réponse est automatique et n'a certainement pas l'air naturelle. En raison des difficultés d'apprentissage, certains éléments présents dans tout apprentissage doivent être fortement exagérés. Avec un enseignement convenable et un suivi, la généralisation de la réponse et du comportement devient progressivement bien plus naturelle. 

L'objet d'un programme ACA ne consiste pas entièrement à enseigner à votre enfant des aptitudes individuelles, mais à lui enseigner à apprendre. Dans un programme réussi, le cerveau de votre enfant se modifie : il apprend à apprendre dans le style de ses camarades à développement normal. À mesure que l'enseignement progresse, l'apprentissage devient plus naturel. 

Vous pouvez décider de choisir un programme à domicile, que vous effectuerez vous-même, de recevoir un financement grâce au service ICI préscolaire pour enfants autistes de l'Ontario, ou bien de recourir à un prestataire ACA privé. Dans tous les cas, il vous faudra... 

  • une évaluation psychologique récente, pour déterminer ce qui doit être enseigné (par exemple de nouvelles aptitudes et des aptitudes manquantes), 
  • comprendre l'âge du développement de votre enfant (même si votre enfant est capable de multiplier, il peut lui manquer des aptitudes préalables, comme l'appariement, et il faut donc lui enseigner l'appariement), 
  • savoir que votre enfant peut devoir apprendre des aptitudes qui sont en général adéquates pour un enfant bien plus jeune ; souvent, le développement des enfants atteints de TSA est inégal,
  • savoir que la compétence dans un domaine particulier n'indique pas que le niveau d'aptitude de votre enfant atteint cet âge de développement en général.
Il vous faudra aussi... 
  • un curriculum, 
  • du personnel (travailleurs), 
  • des programmes (y compris la mise en œuvre), un accord préalable entre tous les membres du personnel relatif au niveau des incitations à employer pour chaque programme et des renforçateurs,
  • une personne pour rédiger les programmes (comme un prestataire ACA privé, un psychologue etc.) si vous ne vous sentez pas en mesure de le faire vous-même, 
  • un classeur du programme, des feuilles de données, des graphiques illustrant les progrès, 
  • des programmes d'entretien, 
  • des réunions du personnel, 
  • des fournitures de bureau, 
  • des jouets et du matériel de thérapie,
  • un espace de rangement pour le matériel et un espace pour la programmation même, 
  • une formation pour toutes les personnes participantes, vous y compris, 
  • savoir que, selon le nombre d'heures d'ACA concernées, il y aura des ajustements importants du mode de vie de votre famille, puisqu'un ou deux membres du personnel peuvent être présents chez vous la plupart du temps. Ce programme affectera grandement votre budget.

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4. Ce qu'il faut enseigner à votre enfant 

Les domaines d'un programme de petite enfance doivent traiter les propriétés et caractéristiques centrales du TSA. Les buts et objectifs de traitement de chaque domaine doivent être fortement individualisés selon le niveau du développement de chaque enfant, ainsi que selon ses forces et ses faiblesses au niveau de l'apprentissage. Par ailleurs, une connaissance du développement typique des enfants est cruciale car elle fournit une ligne directrice permettant l'intervention dans ces domaines. Les domaines suivants ont été jugés essentiels pour répondre aux besoins des jeunes enfants atteints de TSA.

Aptitudes à la prise en charge

Une propriété commune du TSA consiste à savoir à quel point l'enfant trouve difficile d'interpréter et de classer par priorité les divers stimuli externes et internes qui l'assaillent sans cesse (par exemple, une mouche qui bourdonne dans la pièce, des pensées persévérantes internes, comme la récitation de faits mathématiques). Par conséquent, beaucoup de ces enfants peuvent manifester les traits suivants : 
  • aptitudes à la prise en charge variables : l'enfant montre des aptitudes à la prise en charge qui varient considérablement, selon ses intérêts. Par exemple, il prend bien en charge ce qui est intéressant ou « logique », comme l'ordinateur, les vidéos, les casse-tête, etc., mais prend mal en charge des activités d'écoute dans un grand groupe, 
  • difficulté à transférer son attention d'un stimulus à l'autre. Par exemple, si l'enfant est engagé dans une tâche perceptuelle visuelle consistant à assembler un casse-tête, il peut être incapable de transférer son attention pour se concentrer sur un ordre oral que lui donne l'enseignant, 
  • difficulté à prendre en charge des situations où les stimuli sont multiples. Parce que l'enfant atteint de TSA a du mal à transférer son attention, ainsi qu'à classer les stimuli par priorités, la prise en charge des « informations essentielles » est difficile. Par exemple, si l'attention de l'enfant se concentre sur le fait de s'asseoir comme il faut dans le cadre d'un petit groupe, il peut se montrer incapable de se concentrer sur les informations que l'enseignant est en train de lui donner. 

Imitation

L'imitation est une aptitude critique du développement pour les enfants atteint de TSA car, toute la vie, l'apprentissage dépend de la capacité d’imiter. Cette capacité d’imiter exerce des effets sur l'apprentissage dans tous les domaines, y compris les aptitudes sociales et la communication. Les diverses aptitudes à l'imitation doivent être particulièrement et directement enseignées à l'enfant atteint d'autisme. Elles englobent : 
  • l'imitation des petits gestes moteurs et des grands gestes moteurs,
  • l'imitation des actions avec les objets, 
  • l'imitation des schémas avec des manipulations,
  • l'imitation des sons et des mots.

Communication (comprendre et employer) 

Les enfants atteints de TSA manifestent des difficultés considérables sur le plan de la communication, dans leur capacité à comprendre le langage et à s'exprimer comme il faut. Beaucoup d'enfants, au niveau de l'intervention précoce, n'ont pas acquis le « pouvoir » de la communication, c'est-à-dire la cause et les effets de la communication. Ils n'ont pas développé « l'intention » de communiquer. Certains enfants essaieront d'obtenir l'objet désiré par eux-mêmes et ne chercheront pas l'aide des autres. Les enfants atteints de TSA ont des difficultés à comprendre que la communication est un échange intentionnel d'informations, entre deux personnes ou plus. Par conséquent, pour leur enseigner cette intention de communiquer au niveau de l'intervention précoce, beaucoup d'enfants atteints de TSA doivent être « tentés » de communiquer en utilisant les objets et les actions qu'ils désirent intensément. 

Aptitudes au jeu 

Les enfants atteints de TSA manifestent une difficulté marquée à s'engager dans des aptitudes de jeu adéquates avec des jouets. Voici ce que vous pouvez observer : 
  • absence d’interaction : l'enfant ne montre aucun intérêt à toucher des jouets ou à les tenir,
  • jeu manipulatif et exploratoire : l'enfant tient le jouet et le regarde intensément, il met le jouet dans sa bouche, lui fait signe, le secoue ou le cogne, il empile des blocs ou les cogne l'un contre l'autre, il aligne des objets, 
  • jeu fonctionnel : l'enfant porte la tasse de thé à sa bouche, il met la brosse dans ses cheveux, il relie des parties d'un train et pousse le train, il arrange des meubles dans la maison de poupée, il construit un édifice à l'aide de blocs, 
  • jeu symbolique et simulation : l'enfant fait semblant de faire quelque chose ou d'être quelqu'un d'autre, avec l'intention que ce soit représentatif, y compris le jeu de rôle (par exemple, l'enfant porte sa main à la bouche pour simuler qu'il boit dans une tasse, il fait parler une marionnette, il se sert d'un jouet personnage ou d'une poupée qui le représente, il se sert d'un bloc comme voiture, en produisant un bruit de moteur). 

Les aptitudes de jeu adéquates avec les jouets, et le jeu en compagnie de camarades, devront être spécialement et directement enseignés aux enfants atteints de TSA. 

Jeu social et relations sociales 

L'une des principales propriétés du TSA est la difficulté à comprendre les interactions sociales et à s'y engager. Au niveau de l'intervention précoce, les enfants atteints de TSA font d'habitude preuve d'une difficulté considérable à s'engager dans le jeu social avec leurs camarades. Les aptitudes au jeu social avec les camarades englobent les éléments suivants : 
  • isolement : l'enfant semble ne pas se rendre compte de la présence des autres ou les oublier. Il peut s'occuper en observant tout ce qui présente un intérêt momentané,
  • orientation : l'enfant se rend compte de la présence des autres enfants, comme le prouve le fait qu'il les regarde, ou qu'il regarde leur matériel de jeu ou leurs activités. Mais l'enfant ne participe pas au jeu, 
  • jeu parallèle et jeu de proximité : l'enfant joue tout seul aux côtés des autres enfants, plutôt que de s'engager avec eux. Il existe un usage simultané du même espace de jeu ou du même matériel de jeu que les camarades, 
  • intérêt commun : l'enfant s'engage dans des activités auxquelles participent un ou plusieurs camarades, y compris les rotations libres, l'émission et la réception d'une assistance et de directives, le partage actif de matériel. Il existe une concentration ou une attention commune au jeu.

Les modèles que donnent des camarades à développement normal sont essentiels à la transmission de comportements sociaux, appropriés au développement, pour les enfants atteints de TSA.

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5. À propos des renforçateurs

En ACA, les renforçateurs positifs servent à marquer les bonnes réponses quand l'enfant apprend une aptitude ou une conformité. Une récompense donnée quand on constate une réponse souhaitée ou un comportement désiré permettra d'augmenter ce comportement. Le renforcement augmente TOUJOURS un comportement (bon ou mauvais). Quand vous faites un renforcement à l'aide d'un objet tangible (quelque chose de comestible, comme un aliment, ou quelque chose de concret, comme un jouet ou une gâterie), n'oubliez pas de joindre ce renforcement à une louange verbale et à des gâteries sociales, comme les chatouilles (renforçateurs sociaux), afin que votre enfant apprenne que ce sont aussi de bonnes choses. Cela aidera la diminution des renforçateurs tangibles, qui doit être effectuée le plus rapidement possible. 
Genres de renforcement positif : 

Tangible : aliments, boissons, objets, babioles, autocollants, certificats, argent. Quand des essais fréquents sont nécessaires, la quantité d'aliments et de boissons doit rester très minime, pour permettre davantage d'occasions d'entraînement avant que l'enfant ne veuille plus absorber d'aliments ou de boissons. 

Activité : jeux et activités préférés (vélo, livre, musique, télévision, jouets, temps libre). Quand des essais fréquents sont nécessaires, ne faites pas durer l'activité plus que quelques minutes, pour que l'enfant continue à s'y intéresser. 

Social : louanges sous forme de paroles (verbales), contact physique, ou gestes (exemples : « ta voix est restée bien basse », étreintes, tapes sur le dos, sourires, pouces en l'air). Les récompenses sociales sont très efficaces, car on peut les donner immédiatement et n'importe où. 

SOUVENEZ-VOUS qu'un renforçateur aidera l'enfant à apprendre des comportements indésirables autant qu'il peut l'aider à apprendre des comportements désirables. Quand votre enfant fait un caprice dans un magasin parce qu'il veut un jouet, votre réaction dans cette situation est importante. Si vous baissez les bras et lui cédez, vous renforcez ce comportement négatif : votre enfant a appris que les caprices sont récompensés. 

Il existe aussi un renforcement négatif. Il s'agit d'enlever quelque chose que l'enfant n'aime pas. Par exemple : « Tu peux quitter la classe après la réunion en cercle ». Pour l'enfant qui reste pendant la réunion en cercle, sa récompense est de pouvoir quitter la pièce (c'est ce qu'il veut). Souvenez-vous que « la mise à l'écart temporaire » est rarement une stratégie efficace pour les enfants atteints de TSA. Si votre enfant fait un caprice pendant la réunion en cercle, et si vous le faites sortir de la salle de classe, son comportement de caprice sera renforcé si c'est ce qu'il voulait tout du long, parce qu'il a échappé à une exigence. Il aura appris que quand il veut sortir de la salle de classe, il lui suffit de faire un caprice. La mise à l'écart temporaire ne marche que si c'est une mise à l'écart d'une situation où l'enfant trouve un renforcement. En majorité, les enfants atteints de TSA n'aiment pas les activités en groupe et préfèrent qu'on les laisse seuls. 

Le renforcement négatif peut aussi simplement être le manque de rétroaction ou de renforcement positif quand une aptitude est incorrecte (par exemple, retenir une louange ou un renforçateur tangible ou comestible). Une façon efficace de traiter un caprice consiste à ignorer le comportement s'il vise à attirer l'attention. Toutefois, on ne doit jamais ignorer un comportement où l'enfant risque de se blesser, où il se montre agressif ou destructif. Il faut chercher à obtenir les conseils de professionnels sur la façon de traiter ce genre de conduite perturbatrice. En outre, s'il semble y avoir un changement dans la personnalité fondamentale de votre enfant (comme des comportements nouveaux, ou encore plus difficiles), il est prudent de faire effectuer une visite médicale complète (n'oubliez pas la visite chez le dentiste) pour éliminer la possibilité d'une maladie ou d'un inconfort. 

En conclusion, le renforcement positif ajoute quelque chose de désirable à l'environnement, tandis que le renforcement négatif retire quelque chose d'indésirable de l'environnement. Tous deux peuvent être des récompenses qui pousseront l'enfant à effectuer une tâche souhaitée. Tous deux augmentent la possibilité de voir le comportement se reproduire. .

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6. À propos des incitations

Une incitation est un indice ou une allusion que l'on donne à l'enfant pour l'aider à mener à bout une tâche ou un comportement. Un exemple d'incitation peut être de faire un geste vers l'objet voulu au cours d'essais à plusieurs choix, ou même de prendre la main de votre enfant et de la guider vers l'objet voulu (main sur main). 

Les incitations servent à enseigner une aptitude à l'enfant. Au début de l'enseignement, l'enfant peut n'avoir aucune idée de ce qu'on attend de lui. Le fait de le guider à plusieurs reprises (lui donner une incitation) pour le mener vers la bonne réponse, puis renforcer cette réponse correcte (obtenue par des incitations) aidera l'enfant à réussir au début. Il associera la louange à la réponse qu'on lui apprend. 

Quand vous présentez votre demande, par exemple, « Touche ta tête », la réponse devrait être évidente à partir de trois à cinq secondes. S'il faut plus de temps, intervenez à l'aide d'une incitation. 

Les incitations sont d'intensités diverses : depuis la plus forte (on s'en sert au début de l'enseignement d'une aptitude) à la plus faible. En voici quelques-unes :

  • Gestuelle : montrer du doigt le bon objet quand on offre un choix de réponses. 
  • Positionnelle : placer le bon objet plus près de l'enfant quand on offre un choix de réponses. 
  • Verbale : prononcer une partie d'un mot quand la demande est verbale, comme « Qu'est-ce que c'est ?... C'est un ch___ » (pour « chien »).
  • Physique : incitation pouvant être très forte, comme guider la main de l'enfant avec la sienne, ou légère, comme une petite poussée dans la bonne direction.
Le genre d'incitation que vous utilisez dépend de l'aptitude que vous enseignez. Par exemple, vous ne vous servirez pas normalement d'une incitation verbale quand vous enseignez « Touche ta tête », sauf si vous faites un commentaire encourageant, comme « Continue ! ».

Les incitations ne sont jamais données de manière rude ou imposée. Elles cherchent à guider l'enfant doucement !

Votre but est toujours de pousser l'enfant à donner la bonne réponse de manière autonome. Si plusieurs personnes travaillent avec lui, il faut que chacun connaisse le niveau des incitations que vous employez. Cela influence l'enregistrement des données. Si quatre personnes travaillent avec l'enfant, et si trois d'entre elles obtiennent 40 % de bonnes réponses, tandis que la quatrième en obtient 90 %, c'est peut-être parce que cette dernière se sert d'une incitation plus forte que les autres personnes.

Décidez (à l'avance) de la quantité d'incitations nécessaire si l'enfant n'a aucune expérience de l'aptitude. Commencez par l'incitation la plus forte (par exemple, main sur main). Les incitations doivent toujours être les plus faibles possibles. Il faut les diminuer aussi rapidement que possible pour éviter que l'enfant ne devienne dépendant des incitations. Tous les thérapeutes participants doivent toujours connaître le niveau des incitations qui servira pendant la journée. Cette décision sera prise pendant les réunions ordinaires du personnel. 

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7. Maintien

Lorsqu'une partie d'une aptitude est maîtrisée, on la révise à intervalles réguliers. Lorsque l'aptitude entière est maîtrisée, elle entre dans le domaine de la maintenance, qui est effectuée aussi souvent que votre enfant le nécessite. Certains enfants ont besoin de maintenance une ou deux fois par semaine, d'autres une fois par mois..

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8. Collecte de données

  • Le recueil de données constitue la base de l'ACA. Les données assurent l'objectivité et vous permettent de comparer le travail d'enseignement et l'apprentissage accompli. Les données attribuent aussi la responsabilité de l'intervention, montrant clairement si une progression se produit ou non. 
  • Les données doivent servir à l'évaluation quotidienne des procédures de votre personnel. 
  • Attendez-vous à ce que votre personnel tienne des registres explicites et exacts de toutes les sessions. 
  • Veillez à ce que le personnel soit aussi prudent et scientifique que possible lorsqu'il rassemble des données. 
  • Chaque jour, le personnel doit revoir les données avant de commencer les essais, afin d'être certain que tout le monde se sert d'incitations du même niveau, etc.

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9. Généralization

Le terme généralisation indique qu'on prend une aptitude que votre enfant apprend pour l'appliquer à la vie quotidienne. Les aptitudes sont enseignées dans un certain contexte, afin qu'elles aient un sens. Votre enfant doit non seulement être capable d'exécuter une aptitude pendant le programme, mais aussi avant l'école, chez sa grand-mère, chez le voisin, au parc et ainsi de suite. La généralisation apprend à votre enfant à appliquer ce qu'il a appris dans d'autres contextes. 


Quand on enseigne des aptitudes de la vie (comme se laver les dents), la généralisation se produit naturellement. Après tout, votre enfant se lavera les dents deux fois par jour dans un contexte naturel. La vitesse à laquelle l'aptitude sera enseignée et généralisée dans ce contexte peut vous étonner.

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